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vendredi 24 mars 2017

La mère de Kenjy dénonce un meurtre

Mercredi, la maman de Kenjy Cateau, tué d’un coup de couteau dans le cœur lors de la Fête de la musique à La Rochelle dans la nuit du 21 au 22 juin, espérait voir deux garçons partir en détention, nous rapporte sudouest.fr. Ils sont restés sous contrôle judiciaire. Ainsi en a décidé la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Poitiers, confirmant le choix du juge des libertés et de la détention rochelais après la mise en examen de Jean-Luc Tipikai et de Jean-Paul Van Geen.

Les deux Guyanais de 19 ans, inconnus de la justice, sont mis en examen pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur Kenjy, et violences avec arme en réunion sur un autre jeune homme « planté » à la jugulaire et dans le dos à hauteur du cœur. Tus ceci a donné lieu également à une page de soutien pour Kenjy sur Facebook.

Les coups, c’est Sakala Doye, lui aussi guyanais, qui est soupçonné de les avoir portés, cour du Temple, au terme d’une embrouille qui avait débuté un peu plus tôt vers 1 h 40 au Piano pub. La justice parle d’un conflit au sujet d’une fille, d’un coup de poing qui part. Le personnel de l’établissement vide les trois copains guyanais. Un groupe d’une quinzaine de jeunes sort alors pour s’expliquer. Le trio est acculé au fond d’une impasse. L’un sort, passe près de Kenjy, lui porte un coup qui transperce deux ventricules. Il succombera peu après d’une hémorragie massive. Il porte ensuite deux autres coups à un autre jeune qui s’en sortira miraculeusement, vu la localisation de ses blessures. Et c’est bien ce qui agace le parquet et les familles des deux victimes. « On s’étonne de la qualification retenue », lancent en chœur Me Stéphane Sebag et Me Anne-Sophie Arbellot de Rouffignac qui considèrent que les coups portés cherchaient à tuer. « Pour nous, c’est un meurtre », martèle ainsi la mère de Kenjy, sans quitter des yeux les deux jeunes lors de l’audience.

En plus du choix « minimal » de la qualification pénale, les zones d’ombre du dossier justifiaient un placement en détention, assurent les avocats des parties civiles appuyés par le parquet général. « Nous avons clairement trois individus qui participent à la même action », insiste l’avocat général Jean-Paul Garraud. « Nous avons des déclarations contradictoires sur les coups et l’utilisation du couteau qui n’appartient pas au principal mis en cause. »

Il maintient donc la demande en détention provisoire aussi dans la crainte de représailles après la libération sous contrôle judiciaire de deux des mis en cause. Me Olivia Pieri, conseil de Jean-Luc Tikipaï, accable son cousin Jean-Paul, parle trois fois de « meurtre » au sujet de l’affaire, met en cause l’attitude des copains des victimes lors de la confrontation. « Oui, mon client a donné le couteau qui lui appartenait, relève Me Élise Bonnet, avocate de Jean-Paul Van Geen, mais ce n’est pas lui qui a donné le coup avec ! » Les deux avocates obtiennent le maintien du contrôle judiciaire... Lire la suite

Sources : sudouest.fr
Page de Kenjy : Facebook